Douze membres de l’Ahmadi Religion of Peace and Light arrêtés

Les arrestations se poursuivent au sein du groupe religieux Ahmadi Religion of Peace and Light (AROPL) : deux nouveaux membres ont été interpellés début mai 2026, portant à douze le nombre total de suspects dans une enquête pour traite d’êtres humains, esclavage moderne et agressions sexuelles.

Les 7 et 8 mai 2026, deux hommes ont été arrêtés à Crewe et à Croydon (Angleterre) dans le cadre d’une enquête menée par la Direction des crimes majeurs de la police du Cheshire. L’un, ressortissant britannique de 48 ans, est soupçonné de traite d’êtres humains ; l’autre, un ressortissant mexicain de 30 ans, est mis en cause pour esclavage moderne et agression sexuelle. Des ordonnances de prévention liées à l’esclavage et au trafic ont été demandées pour les deux suspects.

Ces interpellations font suite à dix arrestations précédentes concernant sept hommes et trois femmes de nationalités américaine, britannique, égyptienne, allemande, italienne, mexicaine, espagnole et suédoise. L’ensemble des faits allégués, qui concernent une seule victime sur une période de trois ans, n’ont été signalés à la police qu’en mars 2026.

Le surintendant Adam Waller a précisé que l’enquête porte exclusivement sur les infractions signalées et non sur le groupe religieux en tant que tel. 

(Northwich Guardian, 11.05.26)

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Que sait on de ? La religion ahmadi de la paix et de la lumière (AROPL), un groupe chiite hétérodoxe 

Ahmed al-Hassan créa ce groupe en Irak dans les années 90, période durant laquelle il affirme avoir rencontré le Mahdi, figure eschatologique cachée qui amènera la justice divine.

Il fut rapidement reconnu par certains comme le Yamani, héraut qui prépare le retour du Mahdi. Ce groupe appuie son autorité sur un document contesté du Prophète, qui liste ses successeurs, les 12 mahdis. Les deux premiers étant Ahmed, le fondateur, et Abdullah, l’actuel dirigeant. Ils prétendent être les seuls à connaître le Mahdi.

Les adeptes ont un rôle de missionnaires afin de mettre en place un « État de justice divine », ressemblant à la République de Platon, avec les mahdis comme philosophes rois.

Ils considèrent le chiisme contemporain comme corrompu et se distinguent d’eux par leurs pratiques. Ils sont plus tolérants vis-à-vis des LGBTQIA+, de l’alcool, mais aussi le voile n’est pas obligatoire aux femmes. Par ailleurs, ils croient aux Illuminati.

Ils subissent des persécutions dans des pays musulmans comme l’Algérie et l’Azerbaïdjan.

(religionmediacentre,05.02.25)

  • Auteur : Unadfi