Editorial

En 2004, en réponse au nombre important d’interrogations concernant la santé auprès de nos associations, nous avions publié un numéro entièrement consacré à cette question (n° 84, Dérives sectaires et santé).

Depuis, soulignant la préoccupation des pouvoirs publics vis à vis de ce problème, les rapports de la MIVILUDES ont régulièrement fait état des risques induits par des thérapies diverses dans le domaine de la santé et du bien-être. Et, en février 2009, le ministre de la santé a créé un groupe d’appui technique sur les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique auprès du directeur général de la santé.

Les associations de victimes, de leur côté, n’ont pas vu le nombre d’interrogations ou de plaintes diminuer.

Alors que la médecine scientifique ne cesse de progresser dans sa connaissance des maladies, des techniques de diagnostic et de traitement, que la prévention se développe et que, grâce à ces divers éléments, l’espérance de vie ne cesse d’augmenter, l’offre de thérapies alternatives, de médecines parallèles, séduit un public de plus en plus large.

S’appuyant sur des théories New age ou néo orientaliste, ces médecines
promettent mieux-être, voire guérison, par une multitude de techniques douces, énergétiques, harmonisantes… . Et, surtout, les patients pensent trouver auprès de leurs acteurs une écoute attentive, une qualité relationnelle qui répond à un authentique besoin, et qui, trop souvent, peut manquer dans le cadre de la médecine officielle. Dans de nombreux domaines, en effet, notre société tend à privilégier la formation technique au détriment de la formation relationnelle.

Mais ces offres séduisantes comportent souvent des risques, de la simple escroquerie, à la dérive thérapeutique, voire la dérive sectaire ; et les conséquences pour les victimes et leur entourage peuvent être extrêmement graves.

En 2009, l’UNADFI, en association avec les ADFI locales, a souhaité alerter le public sur les dérives sectaires dans le domaine de la santé à travers plusieurs colloques régionaux : ce numéro de BULLES s’en fait l’écho dans plusieurs articles.

Autriche / Des parents refusent un traitement à leur enfant atteint du VIH

Les parents de la petite Muriel âgée de 11 mois habitant Deutsch-Landsberg (Styrie occidentale, Autriche) estiment que leur enfant, contrairement au diagnostic des médecins, ne souffre pas du Sida : ce sont les médicaments administrés par les médecins qui ont rendu l’enfant malade. Il s‘agit pour eux d’une réaction allergique.
Lire la suite

Une peine réduite pour les accusés

Le procès en première instance en juin 2009 « avait fait grand bruit ». Quatre personnes étaient alors mises en cause dans la mort d’un adolescent, Roger. Le 3 janvier 2005, son corps était retrouvé sans vie dans l’église de la paroisse Saint-Gabriel, l’une des trois églises du Christianisme Céleste en Guyane. Il portait des hématomes et des traces de liens aux poignets et aux chevilles.
Lire la suite