Crimes et châtiments : les faux souvenirs

L‘ ADFI s’intéresse depuis quelque temps aux psychothérapies abusives, en particulier celles qui s’appuient sur la théorie de la mémoire retrouvée (Voir BULLES n° 69). C’est un terrain délicat : les souvenirs prétendument retrouvés sont généralement ceux d’abus sexuels subis pendant la petite enfance. Dans l’ambiance actuelle d’indignation légitime face aux délits pédophiles, il est risqué de paraître prendre la défense de leurs auteurs.

Il existe plusieurs raisons de considérer les accusations de crimes sexuels avec beaucoup de circonspection lorsqu’elles se produisent très longtemps après l’évènement supposé. Il faut tout d’abord se demander s’il ne s’agit pas de manipulation mentale. Ensuite, ces accusations sont l’une des armes utilisées par les sectes pour intimider les proches de leurs adeptes. Enfin il s’agit d’aborder la défense de la famille au point de vue légal.

Si les crimes ne peuvent être poursuivis au-delà de la durée de prescription (10 ans après l’âge de la majorité en France pour l’inceste), c’est que le législateur a reconnu la difficulté d’apporter des preuves plus le temps passe. Or la preuve est bien ce qui fait toute la différence entre l’accusation légitime et la calomnie malveillante.

Ces problèmes sont apparus plus tôt dans le monde anglo-saxon qu’en France avec pour conséquence que dans l’Angleterre toute proche, on assiste aujourd’hui à des phénomènes apparemment contradictoires. D’une part, la presse à sensation racole le public par de véritables chasses au pédophile. D’autre part, les politiques commencent à s’inquiéter des risques sérieux d’erreurs judiciaires. La fin de l’année 2001 a vu se produire deux interventions en ce sens par des représentants à la Chambre des Lords ainsi que la première réunion d’une commission inter-parlementaire. L’inquiétude des parlementaires britanniques peut se résumer en trois points :
 

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Belgique / Médecines non conventionnelles et cancers

La Fondation contre le cancer lance une campagne d’information sur le recours aux médecines non conventionnelles et examine les conditions d’une utilisation sans risques de ces médecines. Le Dr Didier Vander Steichel, directeur scientifique et médical de la Fondation belge, confie qu’il s’agit d’une intitiative « courageuse et engagée ».
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Le charlatanisme fait débat à Nantes

Le samedi 3 novembre 2012, un séminaire vantant de « supposées méthodes d’autoguérison » a eu lieu à Nantes, animé par les québécois Guy Corneau et Pierre Lessard. Sur ce qui tient lieu de programme, il était annoncé que les animateurs se proposaient de guider les participants pour les amener à « dialoguer avec leurs cellules ». L’association nantaise, « Langages », à l’origine de ce séminaire, facturé 100 euros, avait annoncé près de 180 inscriptions.

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La Raison contre la Foi

Depuis ces dernières années, nous assistons à une « banalisation de l’ésotérisme et de l’occultisme », consacrant ainsi le retour de la pensée magique et des « patamédecines ». Les individus, confrontés à leurs angoisses et à des « questions légitimes auxquelles la puissance publique ne répond pas toujours » peuvent alors se tourner vers les sectes, déclare la présidente de l’UNADFI, Catherine Picard. Ces dernières, pourtant, n’apportent que de « fausses réponses » à de « vraies questions ».
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Des hôpitaux harcelés par un groupe lié à la scientologie

Prétendant lutter contre les internements abusifs, la CCDH (Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme), affiliée à la Scientologie, réclamait depuis cinq ans des documents au centre hospitalier spécialisé Edouard Toulouse, l’un des principaux hôpitaux publics psychiatriques de Marseille. Le tribunal administratif vient de condamner cet hôpital à communiquer à la CCDH les documents réclamés ! L’établissement n’a pas fait appel « estimant ne pouvoir obtenir gain de cause en l’état actuel de la réglementation ».
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Le phénomène des faux souvenirs… Un vrai cauchemar

Depuis quelques années sont parvenus aux ADFI un certain nombre de témoignages révélant l’apparition en France d’un phénomène qui nous paraît constituer un véritable danger pour les familles et l’intégrité de la personne. Apparu aux Etats-Unis au début des années 80, ce phénomène est connu sous le nom de  » mémoire retrouvée  » ou du  » syndrome des faux souvenirs « . Au cours d’une psychothérapie, des souvenirs traumatisants d’abus sexuels ayant eu lieu soi-disant durant l’enfance ressurgissent, vingt ans plus tard, à la mémoire. Pourtant, aucun de ces prétendus souvenirs d’enfance n’aurait existé avant le début de la thérapie. Ainsi, les patients, certains d’avoir retrouvé la cause de leur souffrance interne, accusent leurs parents d’inceste. S’agit-il d’une technique utilisée afin de reconstruire le passé et l’identité d’une personne dans le but de la contrôler, d’exercer son pouvoir et instaurer une relation d’emprise, de la séparer et de l’isoler de sa famille ? S’agit-il d’une dérive où l’acharnement thérapeutique, qui consiste à retrouver à tout prix dans la mémoire des souvenirs grâce à des questions suggestives, à chercher de façon intrusive une parole qui ne vient pas, à se focaliser activement sur la maltraitance et les abus sexuels, démontre une position confuse où se mêlent militantisme et fonction thérapeutique ?

 

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