Les permanents et bénévoles des différentes ADFI le savent bien, depuis plusieurs années, les appels se multiplient : « Connaissez-vous un groupe, les Béatitudes, ils ont un chef, dénommé le berger, ils vivent bizarrement… ».Jusque là, rien à redire, mais voilà que la conversation se poursuit : « ma fille a rejoint la communauté, je ne peux plus la voir » ; ou bien : « j’en faisais partie, j’en suis sorti, voilà comment ça se passe, voilà ce que j’ai subi pendant toutes ces années » ; une épouse : « mon mari, après un stage dans la communauté, était méconnaissable mentalement, mes quatre enfants et moi avons dû nous sauver, il avait détecté Satan en nous car nous ne voulions pas nous convertir, et par ce fait, il fallait nous détruire… »
Que sait-on de ?
Que sait-on de ?… Mahikari
A l’automne 1998, on apprend que l’unité antifraude de la Commission européenne enquête sur une affaire de détournement de fonds destinés à l’aide humanitaire. La société belge mise en cause est étroitement liée avec celle du comte d’Ansembourg. Celui-ci est un des dirigeants européens de la secte japonaise Sukyo Mahikari, qui a son centre européen au château d’Ansembourg (Grand Duché de Luxembourg) anciennement propriété du comte. Plusieurs centaines de milliers de Francs français auraient transité des caisses de la Commission vers celles de Mahikari. On apprend au passage que la dite CE a versé, en 1993, 360 000 FF pour l’entretien des jardins du château d’Ansembourg, travail effectué bénévolement par des adeptes de la secte. (Voir BULLES n° 61 )
Ce sont des gouttes d’eau dans les comptes parfois fantastiques de la CE. Mais cela a attiré l’attention sur une secte restée assez discrète en France, depuis sa déclaration comme association en 1973 ; elle dit y avoir 20 000 adeptes (le rapport Gest-Guyard dit : moins de 500). La section financière de la police judiciaire mènerait depuis juillet 1998 une enquête préliminaire sur le financement du patrimoine immobilier de Mahikari en France (Paris, Toulouse, Nice)[1] .
Que sait-on de ? L’Eglise Universelle du Royaume de Dieu (EURD)
Mouvement religieux d’origine pentecôtiste fondé au Brésil en 1977 par Edir Macedo, un employé de la loterie nationale. La doctrine de l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu s’articule essentiellement autour de deux notions : la guérison spirituelle et la théologie de la prospérité.
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Que sait-on de ? La Contre-Réforme Catholique (CRC)
Communauté religieuse d’inspiration catholique dont l’histoire est liée à celle de son leader : Georges de Nantes. Ordonné prêtre en 1948, il est renvoyé du diocèse en 1963, à la suite d’actes d’insoumission répétés. En 1969, il est condamné par Rome à la « disqualification ».
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Que sait-on de ? La Nouvelle Acropole
La Nouvelle Acropole a été fondée en 1957 par un argentin, Jorge Livraga, mort en 1991. L’organisation, implantée en France depuis 1973 est aujourd’hui présente dans 50 pays. Elle se présente comme une association culturelle. Ses activités sont axées sur la découverte des civilisations anciennes, des contes, de la mythologie par le biais de conférences, cours, séminaires, voyages, concerts… Elle est également une « école de philosophie » et propose des cycles de cours payants étalés sur plusieurs années. Enfin l’association se présente comme ayant un but humanitaire menant à travers le monde des actions sociales, écologiques et collaborant avec différentes ONG.
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Que sait-on de ? Kryeon
Ce mouvement syncrétique d’origine américaine fonctionne sous forme de réseau très structuré. Il est fondé sur la transmission par Lee Carroll des messages de l’entité Kryéon, dont il serait le canal. En France, Lee Carroll et sa partenaire transmettent les messages depuis environ une dizaine d’années.
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Que sait-on de la kinésiologie ?
La kinésiologie est une technique psycho-corporelle développée dans les années 60 aux Etats Unis. Son initiateur est un chiropracteur, Georges Goodheart qui, s’inspirant de la médecine chinoise et de la théorie des méridiens corporels (utilisés notamment dans l’acupuncture). Il met au point un test musculaire dont le but est de communiquer avec notre corps et nos émotions.
Selon lui, il existe des liens physiques mais également énergétiques entre les muscles, les organes et les méridiens. Tout dysfonctionnement est accompagné par une faiblesse musculaire spécifique, qui permet le diagnostic de maladies par des tests musculaires. Le test musculaire permet de mettre à jour le déséquilibre
énergétique et c’est sur ce déséquilibre que le kinésiologue travaille.
Cette théorie sera par la suite reprise et développée par d’autres praticiens et aboutira à trois formes spécifiques de la kinésiologie :
1. Le «Touch for Health» ou «Santé par le Toucher», développé par John Tie, élève de Goodheart, ouvre la kinésiologie à de nouvelles applications.
» Certains muscles seraient en correspondance avec des organes précis, qui eux-mêmes, sont en relation avec des méridiens d’acupuncture. C’est ainsi qu’un grand nombre de problèmes médicaux pourraient être traités, tels que des syndromes douloureux, en particulier la migraine, des affections vertébrales, des blocages, des troubles digestifs, gynécologiques, allergiques « .
_ La kinésiologie ne se contente plus de diagnostiquer le trouble mais permet également de le traiter.
2. Le «Brain Gym» ou «Edu-kinésiologie», mis au point par Paul Dennison, se présente comme une méthode éducative qui consiste à améliorer la communication entre les deux hémisphères cérébraux grâce à des exercices corporels spécifiques.
_ « Etude du système musculaire et de sa relation avec un apprentissage mettant en jeu le cerveau dans sa globalité ».
_ Cette méthode est particulièrement destinée aux enfants, notamment dans le traitement de troubles comme la dyslexie, trouble de l’écriture, de la mémoire, difficultés scolaires…
3. Le « trois en un » ou « One brain » qui oriente la pratique de la kinésiologie vers le domaine psychique, son but étant la levée des blocages émotionnels de l’individu qui s’inscrivent dans le corps, notamment sous forme de stress.
Le statut du kinésiologue
Le kinésiologue se défend de pratiquer des actes médicaux, il prétend être seulement un « facilitateur » qui interroge le corps et qui rétablit les circuits énergétiques perturbés, ce qui permet au patient de renouer le dialogue avec son corps, le pouvoir serait ainsi restitué à la personne.
Dans un document interne, à l’usage des kinésiologues « la place du kinésiologue en France, et face aux administrations, aux organismes officiels et au public », s’inscrit une volonté affichée de cacher le terme de kinésiologue et de les présenter comme des éducateurs, et la kinésiologie comme une méthode d’apprentissage (apprendre grâce au test musculaire) et non comme une méthode de soin.
Pourtant, dans les faits, la kinésiologie s’apparente à une méthode de guérison énergétique. Si le but au départ était d’aider le praticien à émettre un diagnostic, elle est devenue par la suite une technique à visée holistique, visant également la guérison physique, psychique et énergétique.
Dans le livre « Toute la kinésiologie »Toute la kinésiologie, le corps au service de votre santé, Freddy Ptschka, le Souffle d’Or, 1990, 201 p.]], on peut lire :
« Cancer : Miriam vient me voir avec un diagnostic de tumeur au cerveau. A cause de sa santé délicate nous dûmes effectuer les procédures d’équilibrage énergétique lentement, et les corrections des allergies prirent 5 séances. Dans les deux semaines qui suivirent la fin de ce processus, les radios ne montraient plus aucune évidence de la tumeur (…). »
Les cancers sont présentés comme des réactions allergiques à une substance déterminée. L’allergie étant une « perturbation énergétique » qu’il est possible de corriger jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de réaction allergique. Le corps mettant en oeuvre ses propres forces d’auto-guérison.
Formation et champs d’application
La kinésiologie dépasse largement son cadre d’origine, ses applications semblent innombrables : boulimie, dyslexie, difficulté d’apprentissage, développement personnel, gestion du stress, dépendance (alcool, drogue), problèmes relationnels, fatigue, migraines, douleurs de dos, problèmes ORL, nutrition, allergies, dentisterie, sport, musique, dessin, langues, pour ne pas tous les citer…
Comment s’y retrouver car il existe désormais toutes sortes de kinésiologies appliquées à toutes sortes de domaines. Les écoles proposent des spécialités :
QUE SAIT-ON DE… ? ARES
Le groupe
Que sait-on de ? Tabitha’s Place
Communauté religieuse fondamentaliste qui prétend vivre d’après une lecture littérale de la Bible. Créée aux Etats-Unis dans les années 70, elle s’est implantée en France, à Sus (Pyrénées-Atlantiques) en 1983.
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QUE SAIT-ON DE ?… DOZULE
À l’origine : apparitions et révélations ?
Dans un petit village de 1309 habitants, à Dozulé, chef-lieu de canton du Calvados, situé à mi-chemin entre Caen et Pont-l’Évêque, une mère de famille de cinq enfants, Madeleine Aumont (née en 1924) aurait eu des apparitions et des révélations.
Le message de Dozulé
Entre le 28 mars 1972 et le 6 octobre 1978, Madeleine aurait bénéficié de 49 interventions miraculeuses : apparitions d’une grande croix lumineuse, apparitions du Christ, apparitions de l’Hostie et de l’Archange Saint Michel. Ces apparitions étaient assorties ou non de communications orales qui constituent l’essentiel du message.
Le Christ apparaît 38 fois à Madeleine pour annoncer » le cataclysme de cette génération et le temps de son retour dans la gloire. Pour le moment, c’est le temps du suprême effort du mal contre le Christ, c’est l’heure de Satan qui dirige le monde. Délié de sa prison, il occupe la face entière de la terre et va entraîner le monde dans une catastrophe telle qu’il n’y en a pas eu depuis le déluge et cela avant la fin du siècle. La grande tribulation est proche … des jours de détresse et de calamité vont s’abattre sur le monde entier … mais Dozulé, la ville bénie, sera épargnée et seuls seront sauvés ceux qui seront venus se repentir au pied de la Croix Glorieuse et se laver au bassin de purification. Après ces jours de détresse, apparaîtra dans le ciel le Fils de l’Homme, lui-même, avec une grande majesté et une grande puissance « . (12e, 14e, 21e apparitions)
Puis le Christ donne l’ordre à Madeleine de transmettre à son Curé, à son évêque et finalement au Pape, sa demande de construire une croix glorieuse, un sanctuaire et un bassin de purification : » Dites au Prêtre de faire élever à cet endroit la Croix Glorieuse et au pied un sanctuaire. Faites creuser à 100 mètres un bassin et de l’eau en sortira. Allez dire à l’évêché toutes les paroles que je vous ai dites. Cette lettre sera remise au Pape en mains propres … » et avec une précision et une minutie dignes d’un ingénieur ou d’un architecte, le Christ donne ses instructions pour la construction de la croix et du bassin : » Chaque bras de la Croix Glorieuse doit mesurer 123 mètres et sa hauteur six fois plus (= 738 mètres). Faites creuser un bassin de 2 mètres sur 1m50 et 1m de profondeur. Que la Croix Glorieuse et le
Sanctuaire soient élevés pour la fin de la Sainte Année. » (15e et 17e apparitions)
Le communiqué et l’ordonnance de l’évêque de Bayeux
L’évêque de Bayeux, dès le départ, s’est toujours refusé à reconnaître le message de Dozulé. Le 1er août 1977, il change de poste le Curé de Dozulé qui soutenait la » voyante « .
Le 18 décmbre 1982 dans le bulletin officiel de l’église de Bayeux il » désavoue ceux qui, sans aucun mandat de l’église, voudraient faire de Dozulé un lieu de pèlerinage et de rassemblement « .Au terme d’une commission diocésaine d’enquête, l’évêque de Bayeux publie une Ordonnance (le 24 juin 1985) et une Déclaration (le 8 décembre 1985) par lesquelles :
