Crimes et châtiments : les faux souvenirs

L‘ ADFI s’intéresse depuis quelque temps aux psychothérapies abusives, en particulier celles qui s’appuient sur la théorie de la mémoire retrouvée (Voir BULLES n° 69). C’est un terrain délicat : les souvenirs prétendument retrouvés sont généralement ceux d’abus sexuels subis pendant la petite enfance. Dans l’ambiance actuelle d’indignation légitime face aux délits pédophiles, il est risqué de paraître prendre la défense de leurs auteurs.

Il existe plusieurs raisons de considérer les accusations de crimes sexuels avec beaucoup de circonspection lorsqu’elles se produisent très longtemps après l’évènement supposé. Il faut tout d’abord se demander s’il ne s’agit pas de manipulation mentale. Ensuite, ces accusations sont l’une des armes utilisées par les sectes pour intimider les proches de leurs adeptes. Enfin il s’agit d’aborder la défense de la famille au point de vue légal.

Si les crimes ne peuvent être poursuivis au-delà de la durée de prescription (10 ans après l’âge de la majorité en France pour l’inceste), c’est que le législateur a reconnu la difficulté d’apporter des preuves plus le temps passe. Or la preuve est bien ce qui fait toute la différence entre l’accusation légitime et la calomnie malveillante.

Ces problèmes sont apparus plus tôt dans le monde anglo-saxon qu’en France avec pour conséquence que dans l’Angleterre toute proche, on assiste aujourd’hui à des phénomènes apparemment contradictoires. D’une part, la presse à sensation racole le public par de véritables chasses au pédophile. D’autre part, les politiques commencent à s’inquiéter des risques sérieux d’erreurs judiciaires. La fin de l’année 2001 a vu se produire deux interventions en ce sens par des représentants à la Chambre des Lords ainsi que la première réunion d’une commission inter-parlementaire. L’inquiétude des parlementaires britanniques peut se résumer en trois points :
 

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Procès de Juliano Verbard

Le procès de Juliano Verbard, 28 ans, et de ses quinze co-accusés s’est déroulé du 6 au 20 avril 2011 devant la cour d’assises de Saint-Denis, à La Réunion. Tous ces protagonistes comparaissaient pour des faits d’enlèvement, de complicité d’enlèvement et de séquestration d’Alexandre, âgé de 12 ans en 2007, à l’époque des faits. Il avait été enlevé à deux reprises.
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Le gourou continue de nier

Louis Vitry, 57 ans, un ancien maçon devenu dirigeant d’un groupe de prières, « La Sainte Famille » avait comparu le 17 novembre 2010 devant le tribunal correctionnel de Saint‐Pierre pour deux agressions sexuelles sur mineur et huit agressions sur majeur par personne ayant autorité. Chaque quatrième dimanche du mois, ses adeptes se réunissaient « pour un chemin de croix » et une « messe des malades » au Calvaire de Petite‐île. Conjointement, Louis Vitry organisait des séances de prière et de guérison en divers lieux de l’île.
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Cinq prévenus devant la justice

Le 18 juillet 2006, à La Voulte-sur-Rhône en Ardèche, un jeune alsacien de 26 ans, Jerry G. décédait au cours d’un stage. Les analyses diligentées par le parquet avaient alors permis de relever qu’il avait absorbé une dose massive de la plante hallucinogène, l’iboga, associée à des médicaments.
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Affaire Lé Dinh : procès en appel à Toulouse

Le procès en appel de Robert Lé Dinh alias Tang s’est déroulé du 28 mars au 6 avril 2012 devant la cour d’assises de Toulouse. En première instance, Il avait été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par le tribunal de Foix (Ariège) pour viols, agressions sexuelles, y compris sur des mineures, et abus de faiblesse. Incarcéré à l’issue du délibéré, il avait fait appel de sa condamnation. Il était à la tête de l’Association de défense des libertés dans l’institution française (ASDLEIF).
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Formation professionnellle

Pendant que les pouvoirs publics ciblent « les formations dites comportementales » qui représentent 20% de l’offre de formation, certains Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) mettent en place une politique de veille. Les autorités rencontrent en effet des difficultés à caractériser les dérives sectaires sur ce marché. Les entreprises, quant à elles, restent « peu actives » dans ce domaine.