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Avant son procès en appel, la Scientologie hausse le ton

La Scientologie a annoncé avoir déposé plainte auprès du rapporteur spécial des Nations-Unies sur l’indépendance des juges, suite à la publication, le 19 septembre 2011, de la circulaire du ministère français de la Justice relative à la vigilance et la lutte contre les dérives sectaires ; selon elle, cette circulaire « porte atteinte au droit des minorités religieuses à un procès équitable ».
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Condamnation confirmée par la Cour d’Appel

Le 2 février 2012, les deux principales structures françaises de la Scientologie ont été condamnées à une amende de 600.000 euros pour « escroquerie en bande organisée » par la cour d’appel de Paris.

Ce jugement confirme la première instance du 27 octobre 2009. Ainsi les amendes infligées au Celebrity Centre et à la librairie Scientologie Espace Liberté (SEL) respectivement de 400.000 et 200.000 euros, sont identiques à celles prononcées lors du premier procès.

En outre, cinq scientologues auxquels la justice reproche d’avoir profité de la vulnérabilité d’anciens adeptes pour leur soutirer de fortes sommes d’argent ont également été condamnés. Leurs peines vont de 10.000 euros d’amende à deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende.

L’arrêt devra être publié dans cinq grands quotidiens

Pour Me Olivier Morice, avocat de l’UNADFI dont la constitution de partie civile a été jugée irrecevable par le tribunal, il s’agit « d’une décision historique » car « c’est la première fois en France que la Scientologie est condamnée en tant que personne morale pour escroquerie en bande organisée ».
_ En effet, pour la première fois, « la justice française écrit dans un arrêt que les activités scientologues sont en elles-mêmes une entreprise d’escroquerie ».
_ Il ajoute que ce jugement était attendu « par de nombreux pays qui luttent contre les dérives sectaires », citant l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, l’Australie et les Etats-Unis.

A l’extérieur de la salle, trois personnes se présentant comme des membres des Anonymous ont salué cette décision. « La France est le berceau de la laïcité. C’est une décision historique » s’est félicité l’un d’entre eux.

De leur côté, plusieurs dizaines de scientologues manifestaient devant le palais de justice de Paris pour protester contre les condamnations, brandissant des pancartes proclamant « j’ai droit à ma religion », « Non à un procès en hérésie » et « Non à une justice sous influence ».

La Scientologie a annoncé qu’elle se pourvoyait « immédiatement » en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel. L’un de ses avocats, Me Michel de Guillenchmidt, a assuré que, si l’organisation française n’obtenait pas gain de cause en cassation, elle était prête à aller devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

 

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Etats-Unis / La nouvelle arme des féministes mormones

Le site Bib Browser prolonge le site « la Revue du Web » qui propose chaque jour le « meilleur d’internet » sélectionné par les journalistes du Monde.fr.]] reprend un texte publié sur le site « Feminist mormon house wives ». Le jour de ses 30 ans, une jeune mormone se rebelle et brave les interdits de son Eglise : elle boit un café, puis un cocktail et quelques mois plus tard, a des relations sexuelles hors mariage. Elle décide d’abandonner la religion dans laquelle elle a été éduquée.
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Les tribulations scientologues au Maroc

En 1967, le fondateur de la Scientologie, Ron Hubbard, décida de créer une organisation ayant autorité sur toutes les organisations scientologues, la Sea Org. Il fit l’acquisition d’une flotte de trois bateaux, embarquant 400 de ses adeptes à qui il promettait la « vie cosmique éternelle ».

Ils prirent la mer pour « échapper aux forces du mal.
A partir de 1969, Ron Hubbard avait jeté son dévolu sur le royaume du Maroc. Il entama « une véritable odyssée » le long des côtes marocaines, ce qui ne manqua pas d’attirer l’attention du vice-consul des Etats-Unis à Casablanca.

En 1971, la mort dans des conditions mystérieuses de Susan Meister[Susan Meister fut retrouvée morte, une balle dans le front. Son décès passa pour un suicide mais cela fut contesté par ses proches :
_ http://www.xenu-directory.net/mirrors/www.whyaretheydead.net/susan_meister/index.html
_ http://theyshouldnothavedied.wordpress.com/2010/11/13/susan-meister/
_ http://www.youtube.com/watch?v=wp6uh_mKLbA]], une jeune adepte américaine allait à nouveau attirer l’attention des autorités consulaires. Le diplomate américain s’interrogeait alors sur la présence à Casablanca de scientologues, un « ramassis de cinglés » selon lui.

La mort de la jeune femme restera une énigme.

L’épouse de Ron Hubbard, Mary Sue, loua une maison confortable à Tanger. Dans l’ouvrage « Le Gourou démasqué » on peut lire que « Hubbard rêvait toujours d’un pays amical où implanter la Scientologie » et le Maroc lui inspirait alors « une convoitise croissante ». Le roi Hassan II traversait alors une crise politique et Hubbard souhaitait l’aider à « démasquer les traîtres de son entourage » et gagner ainsi sa « gratitude » !

Dans cet objectif, La Sea Org installa « une base à terre » près de Tanger dans un immeuble situé sur la route de l’aéroport. Une enseigne y annonçait une société : OTC (Operation and Transport Corporation, Ltd. L’OTC s’efforça d’infiltrer l’administration marocaine. Deux scientologues furent chargés d’une « formation » d’agents de la poste marocaine.

Sauf que le projet tourna court car les stagiaires désertèrent au bout d’un mois, effrayés par les techniques de la Scientologie et « le code d’éthique » de Ron Hubbard qui mentionnait la haute trahison « s’ils n’appliquaient pas à la lettre ses directives » !

Par la suite, Ron Hubbard fit d’autres tentatives auprès du général Oufkir, ministre de la Défense d’Hassan II. Il avait dans l’idée de faire auditer les cadres de l’armée grâce à l’électromètre !

D’autres manœuvres eurent lieu en direction de la police secrète. L’OTC organisa des cours pour apprendre aux policiers et aux agents de renseignement à détecter les « individus politiquement subversifs ». Mais la formation des policiers tourna « à la débandade ». Ils étaient affolés par les révélations éventuelles de l’électromètre.

En 1972, les projets marocains de Hubbard capotèrent à cause de la justice française qui envisageait de demander au Maroc l’extradition de Hubbard accusé de malversations en France.

Les projets capotèrent surtout car il se produisit une seconde tentative de coup d’Etat contre Hassan II qui coûta la vie au Général Oufkir.

Hubbard décida qu’il était temps de prendre le large. Tout le matériel récupérable et tous les documents furent embarqués à la hâte.

 

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