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La Saga des Mormons : de Joseph Smith à Mitt Romney

«Si j’évoque ce matin l’Église de Jésus Christ des Saints des Derniers Jours, je ne suis pas sûr que la majorité d’entre vous, mes chers auditeurs, situe exactement cette religion spécifique. Mais si je vous dis qu’il s’agit en réalité des Mormons, j’imagine et j’escompte que votre curiosité va s’éveiller. Et cela d’autant plus qu’une actualité toute récente est propre à l’aiguiser doublement.

En janvier dernier, la presse a relaté les débats très vifs survenus dans la perspective de l’ouverture du premier temple mormon en France, au Chesnay, près de Versailles, signe possible du développement d’une influence accrue dans notre pays. Et d’autre part, nous avons appris que le prochain adversaire républicain de Barack Obama à l’élection présidentielle de novembre, allait être très probablement Mitt Romney, et que celui-ci était mormon, fidèle d’une croyance et d’une communauté vieille de près de deux siècles, qui rassemblent 1% seulement des Américains mais dont l’influence dépasse largement ce chiffre.
À partir de quoi surgissent bien des questions que l’Histoire, avec ses surprises et ses continuités, doit pouvoir contribuer à éclairer – ce que nous allons nous efforcer de faire ce matin avec Denis Lacorne, directeur de recherche au CERI de Sciences Po – le Centre d’études et de recherches internationales -, éminent spécialiste, entre autres, des religions aux États-Unis. Quelle est l’originalité de celle des Mormons, parfois dénoncée comme une secte aux pratiques étranges, au premier rang desquelles la polygamie ? Quel est le ciment de sa permanence, quel est le ressort de son expansion internationale ? Quelles sont ses relations avec le capitalisme, sa vision de la société idéale ? Quel est son poids politique, au-dedans et au-dehors du pays où elle est née ? Et plus précisément, quelle portée pourrait avoir, multiforme, une éventuelle accession d’un mormon à la Maison Blanche ? Jean-Noël Jeanneney»

Programmation sonore :

 

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Le commerce de la fin du monde

 

Le commerce de la fin du monde 

Le village de Bugarach dans l’Aude est censé échapper à la présumée apocalypse du 21 décembre 2012. Certains habitants essayant de profiter de la peur de personnes crédules, proposent des locations de chambres au prix de 1.500 euros la journée ou encore des bouts de terrain à 400 euros (pour poser une tente !…).

Cette exploitation commerciale a fait réagir le préfet de l’Aude, Eric Freysselinard. Il a annoncé à l’Agence France Presse qu’il allait saisir le procureur de la République. Mais cette exploitation est-elle punissable légalement ? A la justice de le dire.

(Source : LaDepeche.fr, 30.11.2012)

Apprendre à se servir de ses dix doigts !

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Institut de Recherches Psychanalytiques. Maud Pison joue l’Arlésienne

Déjà, le 25 février 1995, Maud Pison, la fondatrice de l’Institut de Recherches psychanalytiques, plus connue comme  » réincarnation de la Vierge de l’Apocalypse « , avait joué l’arlésienne en se signalant par son absence au Tribunal de Grande Instance de Draguignan, où elle aurait dû comparaître en tant que prévenue pour escroqueries, avec son comparse Jean-Pierre Galiano, réincarnation du Christ.

Le jugement tomba comme un couperet :

«Il résulte ainsi que les mis en examen, par des mises en scène dans des réunions publiques, ont persuadé des gens incrédules de l’existence de pouvoirs surnaturels, leur permettant d’espérer un mieux vivre ou une guérison, tout en utilisant l’alibi de la science, à savoir la profession de psychanalyste pour l’un et de dentiste pour l’autre. En tentant de se faire remettre ou en percevant des sommes, ils ont commis le délit d’escroquerie …»

Moyennant quoi, statuant sur l’action publique, le Tribunal les condamna chacun à un an d’emprisonnement avec sursis et à une amende de 50.000 F.

Bien évidemment, Mme Pison interjeta appel.

Après de longs délais d’appel, l’affaire devait être plaidée devant la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence, le mercredi 6 mai 1998. Les avocats, les parties civiles, les présidentes de l’UNADFI et de l’ADFI d’Aix-en-Provence, plus quelques amis venus de loin, étaient présents.

L’arlésienne psychanalyste, terrassée, une fois de plus, par une maladie diplomatique chimérique, fournissait, par son avocat, un certificat médical.

Colère des avocats, qui demandent la désignation immédiate d’un expert médical, troubles, hésitation de la Cour, suspension de l’audience.

De retour, le Président annonce sa décision : la Cour prenant une mesure d’administration judiciaire, charge le Président du T.G.I. de Draguignan de procéder à l’audition de Mme Pison, à son domicile, en présence de son avocat. Procédure, non contradictoire, rarissime !

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« Going clear : Scientology, Hollywood & The prison of Belief » : un ouvrage très attendu

Après le livre du journaliste anglais, John Sweeney, un journaliste américain, Lawrence Wright, sort lui aussi un ouvrage « Going clear : Scientology, Hollywood & The prison of Belief ».

Le point de départ de l’enquête est le témoignage de Paul Harris, réalisateur et scénariste de renom, membre de la Scientologie pendant 34 ans. M. Wright a déjà raconté l’histoire de Paul Haggis dans le New Yorker. L’auteur se livre à une série de révélations.

Reste que la Scientologie demeure le sujet de prédilection pour le journalisme d’investigation. Le Los Angeles Times, Saint-Petersburg Times et d’autres publications comme Rolling Stones magazine ont fait paraître de longues séries d’articles sur l’organisation.

Par ailleurs, Lawrence Wright a recueilli le témoignage d’un ancien membre Marty Rathbun qui affirme que Tom Cruise avait des contacts dans le staff de Bill Clinton, de Tony Blair et de Georges W Bush, contacts qui veillent sur les intérêts de la Scientologie.

L’auteur explique qu’il a cherché à comprendre le processus de croyance en écrivant ce livre : « comment des gens apparemment rationnels peuvent-ils souscrire à un système de croyances que d’autres jugent incompréhensibles ? Pour lui, il s’agit surtout d’une histoire de vies tristes, de luttes de pouvoir, de conflits, de secrets… Il parle du célèbre pénitencier situé dans le désert à l’est de Los Angeles, surnommé « le trou » dans lequel des scientologues sont enfermés, parfois pendant des mois.

Lawrence Wright a rencontré des dizaines d’anciens membres. L’un d’eux lui raconte ainsi qu’à 11 ans, il travaillait de 8h du matin à 11h30 du soir, tous les jours à l’exception du samedi, son seul jour scolarisé.

Par peur des poursuites judiciaires, l’éditeur britannique Transworld a décidé de ne pas publier l’ouvrage de Lawrence Wright. Quant à l’éditeur canadien, Ramdom House, il a annoncé ne pas le distribuer bien qu’il ait déjà diffusé la totalité des ouvrages précédents de Lawrence Wright, y compris « La Tour Looming » un ouvrage consacré à Al-Qaïda et pour lequel Wright avait remporté le Prix Pulitzer.

Source : D’après traduction de« New Scientology exposé won’t be published in Canada, John Barber, The Globe and Mail, 10.01.2013 & “articles of faith”, Paul Elie, Wall Street Journal, 11.01.2013 & Actualite.com, Antoine Oury, 04.01.3013

À signaler
 

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Révélations sur le fondateur de la Communauté Saint-Jean

Voilà presque dix ans que Golias poursuit son travail d’investigation et d’information sur les dysfonctionnements graves des communautés religieuses fondées depuis 1975 par le Père Marie-Dominique et regroupées au sein de la « Famille Saint-Jean », plus connue sous le nom de « Petits gris » en raison de la couleur des habits de la communauté masculine.

Aujourd’hui, la « Famille Saint-Jean » comprend plus d’un millier de membres répartis en plusieurs catégories : les Frères implantés dans de nombreux diocèses de France, les Sœurs contemplatives et les Sœurs apostoliques. La « Famille Saint-Jean » compte également dans ses rangs des membres laïcs à la fois féminins et masculins.

Réunis du 9 au 29 avril 2013 au prieuré de Saint-Jodard, les Frères de Saint-Jean ont mené « une réflexion sur leur rapport au fondateur, le Père Marie-Dominique Philippe, décédé en 2006, à 93 ans. En effet, les témoignages sur les dérives sexuelles de ce dernier s’étaient à ce point accumulées qu’il devenait « intenable » pour les dirigeants de la communauté de dissimuler plus longtemps le scandale. Il a alors été décidé que le Prieur général des Frères de Saint-Jean, le Frère Thomas, rédigerait une « lettre d’information ». Golias avance que ce courrier devrait s’attacher à minimiser les conséquences négatives des multiples agressions sexuelles perpétrées sur des femmes, religieuses et laïques, en situation de vulnérabilité. Car le Père Marie-Dominique Philippe bénéficiait d’un prestige et d’une autorité absolue…

Golias révèle que « selon une source particulièrement fiable », le Vatican dispose d’un dossier à charge sur les mœurs du Père Marie-Dominique Philippe. Dès 1996, Rome avait demandé sa démission de son poste de Prieur Général mais cette demande avait été bloquée par Mgr Séguy, à l’époque évêque d’Autun et c’est seulement en 2001 que Marie-Dominique Philippe avait été contraint de remettre sa charge. Au final, le Vatican, englué dans d’autres affaires de mœurs, avait choisi de garder le silence et aucune plainte en justice n’a jamais été déposée contre le Père Philippe.

Il n’y aura donc pas eu de procès contre lui ni de destitution ou de révocation de ses vœux religieux. Mais qu’en sera-t-il pour les Frères de Saint-Jean qui ont pris « exemple » sur le fondateur et se sont rendus coupables d’abus sexuels de toute nature ? Golias écrit qu’il faudrait être « bien naïf » pour imaginer qu’un « grand ménage » soit entrepris car trop de « Frères » ou de dirigeants sont compromis.

Source : Golias, « Le Maciel français », Christian Terras, 15 mai 2013

Pour plus d’informations sur « la Communauté de Saint-Jean », lire sur ce site :
 

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Les « aumôniers » témoins de Jéhovah veulent dans les prisons

Dans une ordonnance du juge des référés, le tribunal administratif de Paris a demandé le 13 juin 2013 au ministère de la justice de délivrer un « agrément provisoire » d’aumônier de prison à un membre des Témoins de Jéhovah afin qu’il puisse visiter un prisonnier réclamant « une aide spirituelle » avant son procès prévu le 18 juin 2013.
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