Le syndrome de stress post-traumatique et autres conséquences de l’engagement dans une secte

Doni P. Whitsett, Ph. D, est professeur clinique en Sciences sociales à l’University of Southern California (Etats-Unis). Elle a travaillé avec des adeptes de sectes et leurs familles pendant de nombreuses années.
Extraits de son intervention lors du colloque de la FECRIS, « Les abus récurrents des sectes : témoignages et preuves », à Varsovie, le 7 mai 2011.

Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est, je crois, essentiellement un trouble de la régulation de l’affect. De nombreux professionnels de santé mentale ont fini par estimer que la régulation de l’affect constitue la pierre angulaire d’une bonne santé mentale tandis que son dérèglement est à la base de la maladie mentale. Les connaissances actuelles sur le trauma et en particulier ses aspects neurologiques permettent de mieux comprendre ce syndrome.

Le syndrome de stress post-traumatique

Selon la définition du DSM-IV[1], le SSPT est : « L’exposition à un événement qui dépasse le cadre de l’expérience humaine normale ».

Pour remplir les conditions de ce diagnostic, la symptomatologie du client doit inclure trois aspects :
 

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L’ostracisme – Une odieuse pratique de conditionnement

Journaliste free-lance et écrivain, Achille Aveta a vécu 23 ans dans la filiale italienne des Témoins de Jéhovah avant d’en être excommunié par le « comité judiciaire » pour « apostasie ».

Depuis lors, il a analysé la doctrine et les règlements internes du mouvement, publié des ouvrages sur le sujet, et traduit en italien des ouvrages américains.

Ce texte est le résumé de son intervention lors du colloque de la FECRIS[1], « Les abus récurrents des sectes : témoignages et preuves », à Varsovie le 7 mai 2011.
 

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Bhagwan Rajneesh-Osho (2ème partie)

Shri Rajneesh (1931-1990), un brillant professeur de philosophie, contestant la religion jainiste (hindouiste et rigoriste) de sa famille et attiré par le New Age, a été soutenu et formé par des activistes issus du mouvement Gurdjieff et de l’Institut californien Esalen. Il a attiré en Inde dans son ashram de Poona, des dizaines de milliers d’occidentaux en recherche de spiritualité (« d’illumination ») et de libération sexuelle.
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La Soka Gakkaï

Entre 1987 et 1997, la Soka Gakkaï (SG) a fait l’objet de 4 études dans BULLES, par ailleurs ses méthodes, sa situation ont été décrites dans les 2 derniers rapports des Commissions d’Enquête de l’Assemblée Nationale.
Depuis 1997 la SGF a changé deux fois de président, son organisation, certains comportements, le style de la revue mensuelle  » 3ème Civilisation  » en ont été modifiés. Il nous a donc paru opportun de faire le point et d’analyser les spécificités de la SGF et ses recherches d’une meilleure adaptation, du moins de son image, au monde occidental.
Dans une première partie, nous évoquerons en quoi le Bouddhisme proposé par la SG est singulier puis, dans une deuxième partie, nous essaierons de préciser ce qu’est la SGF de l’an 2000.

La Soka Gakkaï propose un Bouddhisme singulier

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Editorial

On pense encore trop souvent que celui qui devient membre d’une organisation sectaire coercitive, ou qui est sous l’emprise totale d’un manipulateur, s’est fait « piéger » parce qu’il n’avait pas un bagage culturel suffisant. La réalité est plus complexe car, dans une telle situation, l’affectif, les aspirations personnelles, une éventuelle vulnérabilité, tiennent autant de place, voire plus, que la réflexion et la raison.

Bien souvent, les personnes qui, inquiètes pour un proche, viennent voir nos associations, découvrent seulement alors les stratégies de mise sous influence, les techniques de contrôle de la pensée et du comportement et le fonctionnement de telles organisations. Elles apprennent, aussi, des réalités sur les individus, les doctrines, l’histoire du mouvement, dont il n’est jamais fait état lors des premières rencontres, et qui sont soigneusement cachées car elles nuiraient incontestablement à leur image. Les témoignages d’anciens membres leur révèlent souvent des règles internes attentatoires au respect et à la dignité des individus.

Autant il serait absurde de se méfier de tout et de tous au prétexte que l’on peut « se faire avoir », autant il faut être conscient que les mécanismes de l’emprise peuvent conduire des personnes, des familles, des groupes, à des situations graves, et qu’il est nécessaire d’être vigilant.

Les associations informent et aident à comprendre. Elles s’efforcent aussi d’alerter le public à travers des séances de prévention, des publications et des sites Internet.

Dans plusieurs pays, les pouvoirs publics ont pris conscience des risques et mis en place des structures de vigilance et d’information. En France, les guides élaborés par la Miviludes, dont les deux derniers sont présentés dans ce numéro, offrent des outils efficaces à de nombreux professionnels. En Belgique aussi, les publications et avis du CIAOSN apportent au public des éléments précieux de discernement.

S’il fallait prouver l’importance de l’information dans la lutte contre l’emprise sectaire, il suffirait de constater les pressions exercées par certains mouvements, et ceux qui les soutiennent, sur ceux qui se montrent critiques à leur égard[1]…

[1] Voir par exemple