Les interlocuteurs des associations d’aide aux victimes comme l’Unadfi sont souvent dans l’incertitude face au soudain changement d’attitude d’un proche et c’est généralement lorsque ce proche se coupe d’eux qu’ils contactent les associations. Lire la suite
Conseils aux proches
Les gourous de l’alimentation
De nombreux gourous populaires sur internet donnent des conseils alimentaires, encouragent leurs adeptes à suivre des cures, des jeûnes, ou assurent la promotion du crudivorisme ou de l’instinctothérapie. Leurs conseils pour maigrir, améliorer son bien-être ou encore se soigner peuvent s’avérer dangereux quand des personnes se détournent de leurs parcours de soins. Lire la suite
Sortir du complotisme
Dans une série de trois articles, les Décodeurs du Monde ont tenté de dresser le portrait d’anciens complotistes, de comprendre leur sortie, les conséquences de celle-ci, les déclics ainsi que le rôle de certaines personnes. Lire la suite
Le complotisme : un danger pour les familles
Alors que les théories du complot touchent de plus en plus de personnes, voir des proches sombrer dans des théories obscures s’avère difficile pour des familles qui les voient s’éloigner de plus en plus. Lire la suite
L’inquiétude grandissante des proches d’adeptes des théories conspirationnistes
La pandémie qui sévit depuis bientôt un an en Europe a bouleversé la vie de nombre de personnes. Si certains acceptent les discours officiels sur son origine et sa gestion, d’autres, en perte de repères et méfiants envers les institutions, refusent d’y voir un phénomène naturel et l’attribuent à des complots fomentés par les élites pour diverses raisons. Lire la suite
Que faire ?
Chacun d’entre nous peut être confronté à une situation d’emprise sectaire, soit sur des personnes de son entourage proche, soit dans le cadre de ses activités.
Lorsque certains signes alertent, il importe d’abord de rechercher des informations permettant de lever les doutes et d’évaluer la nature et le degré des risques. Si la dangerosité paraît importante, en particulier pour des personnes fragiles et vulnérables, il importe de signaler les faits auprès des autorités et services compétents.
Que faire ? Comment faire ?
Le mode de relations avec un adepte, les moyens à employer pour l’aider sont induits par son état de victime, même s’il apparaît comme complice objectif de la secte à certains égards.
Mise en place d’une relation d’aide
Toute la famille ainsi que les amis sont appelés à apporter leur contribution, chacun selon ses compétences et ses possibilités. En s’engageant dans une relation d’aide, personne ne sait le temps qu’elle durera. Elle peut s’échelonner sur plusieurs années.
En aucun cas, il ne faudrait sous-estimer la gravité du processus de soumission sectaire, espérer que le sujet prenne conscience de sa dérive et soit assez lucide et fort pour s’en sortir seul : l’adepte, attiré, manipulé, embrigadé a perdu son esprit critique, la capacité de penser par lui-même. Aussi, il ne faudrait pas tomber dans le piège de se dire que l’on ne peut rien faire sous prétexte de respecter le libre arbitre et le libre choix de l’adepte. De même, n’avoir plus aucun autre recours que l’intervention musclée serait adopter une position violente qui renforcerait le discours des sectes sur la famille.
D’abord ne pas nuire
Primum non nocere, telle a toujours été et demeure la grande maxime en médecine. Pas toujours facile à observer tant on se trouve parfois devant des choix cornéliens. Et pour les familles et l’entourage des adeptes, comment d’abord ne pas nuire, sachant bien par avance qu’on n’échappera pas à certains dilemmes ? Petit inventaire des réactions possibles :
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Aider les victimes sans leur voler leur autonomie
Pour la présidente de l’UNADFI, Catherine Picard, « les adeptes désireux de s’affranchir d’un mouvement sectaire nécessitent un soutien tout particulier du monde associatif » qui joue alors un rôle d’interface avec la société et les assiste pour retrouver un logement et récupérer leurs droits, tout en les aiguillant vers des psychologues capables de les soutenir. Mais « il s’agit de les aider, sans leur voler leur autonomie ».
