Les mineurs restent des proies vulnérables pour les organisations sectaires, malgré la protection « très inégale » des pouvoirs publics. En tant que « citoyens », les mineurs bénéficient de la protection de l’Etat et quelles que soient les croyances de leurs parents, ils sont en droit d’obtenir « une éducation complète et ouverte sur l’extérieur, de bénéficier de soins adaptés et éprouvés » et d’avoir accès à toutes les activités nécessaires à leur socialisation. C’est souvent à travers les parents que les sectes visent les enfants.
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Une secte à la Sorbonne
En septembre 2005, » Sciences et Avenir » avait consacré un long article à Claude Sabbah, grand prêtre de la » déprogrammation biologique » qui entend guérir des maladies telles le sida, les cancers ou la sclérose en plaques… Selon sa doctrine appelée » la Biologie totale des êtres vivants « , toutes les maladies ont pour origine un stress psychologique appelé « conflit » [1]. Il » suffit » d’en retrouver l’origine et de le verbaliser pour » en prendre conscience » et… déprogrammer la maladie.
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Editorial
Le colloque de la FECRIS, en mars dernier, a une fois de plus démontré que chaque pays européen connaît les mêmes problèmes avec souvent les mêmes groupes. La soumission des membres, obtenue par des techniques de mise sous influence, est à l’origine de milliers de drames qui relèveraient souvent de la justice, mais les victimes, leurs familles et les juges se font souvent abuser par des considérations religieuses, historiques, sociales ou psychanalytiques.
Les magistrats disposent rarement de preuves de l’utilisation de telles techniques, ne connaissent pas d’outils analytiques ou conceptuels pour les obtenir, d’autant que certains universitaires viennent à la barre pour en nier l’existence. Certaines juridictions sont réduites, faute de mieux, à utiliser des lois commerciales pour faire condamner des agissements immoraux (cf. vente frauduleuse de cours payants pour devenir un être supérieur). D’autres fois, des juridictions émettent des sentences lénitives, ou même des acquittements au bénéfice du doute, qui traduisent leur extrême embarras mitigé d’angoisse. Des malfaiteurs en repartent libres… de continuer ; les victimes, elles, attendent de la justice qu’elle remplisse ses missions de protection des individus et de la société. Il est important que des chercheurs universitaires et multidisciplinaires puissent collecter et synthétiser les connaissances sur les « états de sujétion psychologique ou physique résultant de techniques propres à altérer le jugement » (Loi About Picard 12.06.2001), en recenser les exemples avérés, échanger leurs connaissances avec les équipes similaires d’autres pays.
Les législations et les réponses des gouvernements divergent sur la question de dissoudre ou non les groupes avérés néfastes, aussi est-il important que notre pays, ainsi que la Belgique et l’Allemagne, qui disposent d’outils pour interdire les groupes les plus malfaisants et condamner leurs leaders lorsqu’ils doivent l’être, envoient des signaux forts aux autres pays pour que cessent les activités systématiquement destructrices des liens familiaux et sociaux, contraires aux constitutions et aux principes des droits de l’homme. L’exemple pourrait être suivi un jour par d’autres pays moins enclins à légiférer sur ces questions et dont l’esprit des lois fondamentales, basé sur la défense des libertés individuelles, est dévoyé par les mouvements sectaires.
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Peine réduite en appel pour le prêtre exorciste
Un tribunal roumain a réduit en appel à 7 ans de prison la peine infligée en février au prêtre orthodoxe, accusé d’avoir provoqué la mort d’une nonne lors d’un rituel d' »exorcisme » en juin 2005. Le tribunal a également réduit de 8 à 6 ans la peine de l’une des quatre religieuses complices de ce décès, et maintenu les peines de 5 ans pour les trois autres femmes. Selon le réquisitoire, « les inculpés ont reconnu les faits mais affirmé avoir été motivés par le souhait de délivrer la victime des mauvais esprits qui la possédaient ».
Rappel des faits :
Le prêtre orthodoxe roumain, Daniel Corogeanu, accusé d’avoir provoqué la mort de la nonne en juin 2005, avait été condamné à 14 ans de prison ferme par le tribunal de Vaslui . Les quatre religieuses, jugées complices, avaient alors écopé de peines allant de 5 à 8 ans de prison. Les cinq inculpés avaient également été condamnés à payer, conjointement avec l’évêché de Husi (nord), 3.000 euros de dommages et intérêts aux parents de la victime. Le Parquet a accusé les inculpés d’avoir « intentionnellement » privé de traitement médical la jeune femme, qui souffrait d’une maladie psychique.
Le mystérieux écovillage d’Aigle Bleu
Depuis deux ans Aigle Bleu, alias Luc Bourgault, recrute pour fonder un éco village de la Paix au Canada. De nombreux curieux se sont déplacés en 2006 pour découvrir le projet.
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La dirigeante du Parc d’Accueil licenciée
En juillet 2007, la dirigeante de la communauté du Parc d’accueil et son adjointe ont été mises en examen pour abus de faiblesse et abus sexuels.
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Brésil : L’ EURD condamnée à rembourser un fidèle
La justice brésilienne a condamné pour la première fois l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu (EURD) à rembourser un fidèle qui avait fait un don et l’avait ensuite regretté.
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La Guyane sous la menace des sectes
Le 7 septembre 2007, les gendarmes sont intervenus sur ordre du Parquet de Cayenne afin de soustraire 9 enfants d’une « association de prière » guyanaise soupçonnée de pratiques sectaires.
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Belgique : la Scientologie bientôt hors la loi ?
Le parquet fédéral belge demande, dans son réquisitoire, le renvoi au tribunal de 12 personnes et de deux associations liées à la Scientologie pour des faits d’extorsion, d’escroquerie, d’exercice illégal de la médecine, d’entrave à la pratique de la médecine, de non-assistance à personne en danger, d’infractions à la loi sur le commerce, d’infractions à la loi sur le respect de la vie privée, d’association de malfaiteurs et, enfin, d’organisation criminelle.
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L’idée d’interdire la Scientologie refait surface en Allemagne
Ursula Caberta, chargée de mission à Hambourg, vient de relancer cette idée, déjà évoquée en 1996, en présentant son ouvrage le « Livre noir de la Scientologie ». La chargée de mission a reçu le soutien d’experts et de ministres de l’Intérieur de deux Länder (Etats régionaux) : celui de Hambourg et celui de Bavière.
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