Outre-Mer / Installation d’un CDPD à Mayotte

Le 29 avril 2011, le préfet de Mayotte, Hubert Derache , a procédé à l’installation d’un Conseil départemental de prévention de la délinquance, d’aide aux victimes et de lutte contre la drogue, les violences faites aux femmes et les dérives sectaires.
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Hommage à Magdeleine Lasserre

Magdeleine Lasserre, dite Mimi, est décédée le 9 janvier 2014 dans sa 95ème année, à Saint-Jean-de-Luz où elle résidait. Ses obsèques, célébrées de 13 janvier, ont réuni sa nombreuse famille et ses nombreux amis, parmi lesquels des représentants de l’UNADFI ainsi que les bénévoles de l’ADFI Pyrénées-Atlantiques dont elle a partagé les actions jusqu’à la fin de sa vie.

Bulles, qu’elle avait contribué à créer, avec Claire Champollion et Marie-Claire Guignard, se doit d’évoquer sa longue et fructueuse action au service des victimes de sectes et son combat pour l’appréhension du phénomène sectaire. Phénomène dont sa famille elle-même avait été victime lorsqu’en 1974 une de ses filles fut captée par la secte Moon, lors d’un séjour en Allemagne.

C’était l’époque où Moon, grâce à un prosélytisme intense en Europe, enrôlait de nombreux jeunes, souvent tout juste majeurs. C’est un drame qu’ont connu un nombre important de familles en France au début des années 70. Dans le n°100 de Bulles, Mimi elle-même relatait comment ces familles, sous le choc du départ brutal de leur enfant, se sont réunies en 1975 et ont fondé les premières ADFI régionales. Mimi Lasserre fut une des fondatrices de celle de Paris (…)

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Traitement juridique de l’allégation sectaire

Le traitement juridique de l’allégation sectaire constitue une réelle difficulté tant pour les victimes que pour les différents acteurs qui sont amenés à les accompagner : associations d’aides aux victimes, agents ou officiers de police judiciaire, procureurs, magistrats instructeurs, etc.
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Editorial

De tels exemples doivent nous rappeler que les mouvements sectaires travaillent souvent en réseau pour repérer, séduire, isoler progressivement de son entourage, et conduire une personne à s´engager dans un processus de transformation personnelle et de mise sous dépendance. Ils utilisent une succession de techniques éprouvées pour que les nouvelles recrues abandonnent leur libre arbitre… et se mettent au service d’un projet qui, en réalité, n’est pas celui pour lequel elles croient s’être engagées.

A chaque étape, une personne alertée et en bonne forme pourrait certes remarquer telle ou telle manoeuvre pour l’éloigner de ses proches, de subtiles critiques de son mode de vie ou de révision de son passé ; plus avertie encore, elle noterait, par exemple au cours d´un stage, que sa propre fatigue physique et mentale est programmée, qu’il y a clairement une intention d’affaiblir sa vigilance et son esprit critique.

Mais elle peut tout aussi bien perdre toute défiance devant l’attention qu’on lui porte, l’intérêt qu’elle semble susciter, la chaleur d’un groupe à son égard, le charisme ou la réputation d´un maître. Question de crédulité, de solitude ou de faiblesse momentanée pour certains, question de besoin de reconnaissance ou d´envie de changement ou par curiosité pour d’autres, les raisons sont aussi variées que les histoires sont personnelles.

Une fois engagée dans le groupe, ou devenue adepte convaincue d’une nouvelle théorie, la nouvelle recrue fera tout pour adopter comportement et modes de pensée qui lui ont été présentés comme désirables (allant même parfois au-delà de ce qui est demandé) : ses proches ne la reconnaissent plus, elle leur semble ne plus avoir de pensée personnelle. Ce qui faisait sa personnalité ne semble plus avoir le droit de s’exprimer.

Une ancienne adepte d’un mouvement sectaire, dont le témoignage a été publié dans le dernier numéro de Bulles, parlait de « capture d’âme » ; c’est bien de cela dont il s’agit, et on comprend qu’il faille beaucoup de courage, et souvent une aide extérieure, pour que l’adepte assujetti retrouve sa liberté.