Le mardi 12 septembre 2006, Henri de Cordes, président du Centre d’Information et d’Avis sur les Organisations Sectaires Nuisibles (CIAOSN), était invité à intervenir devant la Commission Parlementaire française sur les conséquences des pratiques sectaires sur la santé physique et mentale des mineurs.
Le cas des mineurs
Un nombre important d’enfants nés ou éduqués dans un milieu sectaire totalitaire est confronté à des risques importants de maltraitance de la part non seulement de leur entourage familial mais également des autres membres du groupe, et en particulier du gourou.
L’enfant évoluant dans un environnement sectaire est menacé à deux titres : en tant que mineur et en tant qu’adepte. Son statut de mineur le place de fait dans un état de vulnérabilité. Il est privé de son libre arbitre et de sa capacité à penser et agir par lui-même. Il doit tenir un rôle, remplir une mission auprès du groupe et du leader avec une obéissance absolue.
Dans ce cadre de vie perverti, les actes de maltraitance sont présentés par ceux qui les commettent comme profitables à celui qui les subit. Pire, ces actes deviennent des valeurs.
La cellule familiale ne représente plus la cellule de base, elle est soumise à l’autorité et au contrôle du groupe. Les parents sont dépossédés de leur autorité parentale et de leurs fonctions transférées à la structure sectaire.
Que faire si son enfant est embrigadé
Ne pas le juger, le condamner trop hâtivement pour ses choix ou son engagement.
Toujours lui rappeler qu’on respecte sa liberté d’opinion même si on en souffre, évidemment.
Rester lucide face aux nombreuses sollicitations dont vous ne manquerez pas d’être l’objet, si votre enfant revient vers vous à l’instigation de son groupe, en agent prosélyte de sa communauté d’adoption.
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Pour agir en faveur d’un mineur dont on suspecte la mise en danger physique ou psychologique
Une simple requête sur papier libre au Procureur de la République du tribunal compétent peut suffire.
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