Le modèle politique sectaire face à la démocratie

Lors du colloque « Sectes et État de droit » de la FECRIS (Fédération Européenne des Centres de Recherche et d’Information sur le Sectarisme), à Copenhague le 30 mai 2013, Jean-Pierre Jougla a retracé la genèse du concept d’État de droit et montré combien le modèle sectaire, qui fait de l’adepte l’inverse d’un citoyen, est régressif et dangereux pour les démocraties.

J’aborde ce que j’appelle les sectes contemporaines1 comme des modèles politiques utopiques en rupture avec les réalités et l’esprit de notre temps, ayant pour objectif d’être dupliqués et généralisés en réseau. C’est dire que ce modèle sectaire est un cheval de Troie au sein de l’État de droit, un État dans l’État, et qu’il présente un danger pour l’avenir démocratique.
Démocratie et État de droit.

Lire la suite

La manipulation mentale en psychologie sociale

Les recherches théoriques sur la psychologie de la soumission appartiennent à des courants de pensée différents et se sont beaucoup développées, aux Etats-Unis notamment, depuis plusieurs décennies. Deux français, chercheurs en psychologie sociale et professeurs d’université, Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, ont tenté d’en faire la synthèse.

Lire la suite

L’enfance maltraitée en milieu sectaire

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) définit la violence à l’égard des enfants comme suit : « Les mauvais traitements de l’enfant ou la maltraitance s’étendent à toutes les formes de mauvais traitements physiques ou affectifs, de sévices sexuels, d’abandon ou de négligence, d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir. »
Lire la suite

Face à la justice

La victime est une personne qui subit un dommage du fait d’autrui. Elle pourra obtenir réparation soit par voie civile, soit par voie pénale. Cette dernière portant avant tout sur le dommage subi par la société.

Force est de constater que la victime de secte n’a pratiquement jamais recours à la justice, ni pendant sa période d’appartenance à la secte, ni après qu’elle s’en soit libérée. Elle semble paralysée par des raisons psychologiques.
Elle est confrontée à un mécanisme psychologique complexe mettant en jeu des réactions inconscientes qui vont :

Lire la suite

Philippe-Jean Parquet : les 9 critères pour caractériser l’emprise

Pour Philippe-Jean Parquet, consultant et référent ministériel, les organisations à caractère sectaire « se transforment et présentent des visages différents. Elles utilisent des processus, appelés quelquefois manipulations mentales, qui induisent un état psychologique original, l’emprise mentale. » Elles s’adaptent aux besoins et attentes de nos contemporains et proposent des théories et des méthodes ayant trait à la santé et au développement personnel, au bien-être, à l’écologie et moins à des thèmes pseudo-religieux et ésotériques. Un changement d’échelle est également perceptible : elles forment de petits groupes moins détectables. Cette nouvelle forme en augmente le caractère nocif. De la même manière que les organisations classiques, « ces groupuscules asservissent les personnes, induisent des dommages et coupent les victimes de leur famille, de leur activité professionnelle et de la société. » Cet asservissement conduit même ces victimes « à commettre des actes dommageables voire répréhensibles qu’elles n’auraient pas commis antérieurement ».
Lire la suite