Le syndrome de stress post-traumatique et autres conséquences de l’engagement dans une secte

Doni P. Whitsett, Ph. D, est professeur clinique en Sciences sociales à l’University of Southern California (Etats-Unis). Elle a travaillé avec des adeptes de sectes et leurs familles pendant de nombreuses années.
Extraits de son intervention lors du colloque de la FECRIS, « Les abus récurrents des sectes : témoignages et preuves », à Varsovie, le 7 mai 2011.

Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est, je crois, essentiellement un trouble de la régulation de l’affect. De nombreux professionnels de santé mentale ont fini par estimer que la régulation de l’affect constitue la pierre angulaire d’une bonne santé mentale tandis que son dérèglement est à la base de la maladie mentale. Les connaissances actuelles sur le trauma et en particulier ses aspects neurologiques permettent de mieux comprendre ce syndrome.

Le syndrome de stress post-traumatique

Selon la définition du DSM-IV[1], le SSPT est : « L’exposition à un événement qui dépasse le cadre de l’expérience humaine normale ».

Pour remplir les conditions de ce diagnostic, la symptomatologie du client doit inclure trois aspects :
 

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Dérives sectaires et atteintes aux droits de l’enfant (dépliant à télécharger)

« Les mauvais traitements de l’enfant ou la maltraitance s’étendent à toutes les formes de mauvais traitements physiques ou affectifs, de sévices sexuels, d’abandon ou de négligence, d’exploitation commerciale ou autre, entraînant un préjudice réel ou potentiel pour la santé de l’enfant, sa survie, son développement ou sa dignité, dans le contexte d’une relation de responsabilité, de confiance ou de pouvoir. »[1]
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Le ministère des Affaires sociales et de la Santé publie une fiche sur la Biologie totale

Les fiches thématiques sur trois pratiques de soins non conventionnelles viennent d’être mises en ligne sur le site du Ministère de la Santé.

Ces fiches dont l’objectif est d’éclairer sur le contenu, les limites voire les dangers de chaque pratique, concernent la biologie totale, la lipolyse ou lyse adipocytaire et la mésothérapie.

La fiche sur la biologie totale des êtres vivants et la déprogrammation biologique explique en quoi consiste cette pratique, dans quelles situations elle peut être proposée, si elle est validée scientifiquement, quels sont les risques… La fiche fait apparaître que la « biologie totale des êtres vivants et la déprogrammation biologique », dénommée également « décodage biologique » ou « médecine nouvelle germanique », repose sur une théorie expliquant le processus de formation des maladies par un conflit psychologique « qui toucherait une zone précise du cerveau et l’organe relié à cette zone selon le principe de programmation biologique ». Il n’existe, actuellement, aucune validation scientifique de cette méthode et il n’existe pas non plus d’étude scientifique rigoureuse basée sur un protocole garantissant la fiabilité des résultats, prouvant, entre autres, son efficacité.

(Source : Direction générale de la santé, Ministère de la Santé, décembre 2012)
 

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La régression intellectuelle au centre de la manipulation mentale

La plupart des personnes qui approchent de près ou de loin le phénomène sectaire ne manquent pas de s’étonner de la crédulité induite sur les adeptes. Souvent, ceux qui ont connu ces derniers avant qu’ils ne soient séduits par les propositions des gourous ou de leur porte-parole, sont stupéfaits de les voir adopter un discours simplificateur d’où est éliminé tout esprit critique. La surprise est d’autant plus accentuée que souvent ces personnes n’étaient pas antérieurement démunies intellectuellement, comme en témoigne le statut social de certains : membres du corps médical ou paramédical, enseignants, universitaires, cadres d’entreprise etc.
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Sectes. C’est par où la sortie ?

Mercredi 30 avril 2014, Guillaume Erner a consacré son émission Service Public sur France Inter au phénomène sectaire. Il avait invité :

Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, pour qui l’être humain a besoin, pour grandir, de faire partie d’un groupe, d’une famille,d’adhérer à certaines valeurs. Certains groupes humains fonctionnent comme une famille mais coupent leurs membres de l’extérieur ; l’adhésion se fait grâce au partage de rituels et d’actes réservés aux seuls adeptes du groupe, signant l’appartenance et faisant le lien entre les membres. Les croyances dans les sectes deviennent des convictions, que l’on est forcé de partager, que l’on ne peut remettre en question. Pour sortir de la secte, l’individu va devoir se sevrer du besoin initial. L’aide consistera à stimuler son libre arbitre.
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Les enfants victimes des sectes, victimes ignorées oubliées négligées ou parfois niées

Bien que la première association d’aide aux victimes de sectes ait vu le jour en 1974 et que le gouvernement ait commencé à se poser des questions sur la dangerosité sectaire dans les années 90, les victimes de sectes restent encore à l’heure actuelle, de façon inacceptable, dans l’opinion publique et auprès des professionnels de la justice et de la santé, un problème annexe ne concernant qu’une minorité d’hurluberlus fragiles et farfelus.

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